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mardi 25 août 2026

La fin d'Oak Street


Synopsis :

La famille Platt habite le petit quartier paisible d'Oak Street. Il s'agit d'une famille comme les autres, avec des hauts et des bas. C'est alors que l'extraordinaire va bousculer le plus normal des quotidiens... 

Commentaire :

Un film d'horreur avant tout ?

David Robert Mitchell écrit et réalise La fin d'Oak Street. Grand fan de dinosaures, ce film d'aventure est le fruit de son imagination. Toutefois, ce film se rattache pleinement aux films d'horreur, tant dans sa mise en scène que dans sa construction. L'atmosphère décrite est en effet joyeuse et lumineuse jusqu'à son étiolement complet et la bascule dans un style horrifique, bien que l'ensemble reste grand public. En effet, tous les procédés du film d'horreur sont utilisés, par celui qui s'est fait connaître par It Follows. Le mystère et l'incompréhension (la plante préhistorique) viennent perturber la situation initiale qui prend place dans une petite banlieue américaine. Puis la menace se manifeste mais indirectement. Elle peut être hors-champ ou dans le cadre mais dissimulée par le décor. Elle peut également se manifester par des traces dans le décor ou dans un style plus impressionniste, par son ombre par exemple. Ce travail de l'horreur permet ainsi de mettre en place une mise en scène qui n'est pas purement narrative et fonctionnelle et qui donne à ce blockbuster indépendant une saveur particulière. A la musique, le talentueux Michael Giacchino, en parfait héritier de John Williams, délivre une excellente musique orchestrale, qui accompagne parfaitement l'image dans un style des années 80. La musique est particulièrement en soutien de l'image dans les scènes d'horreur avec une musique stridente. 

Y a-t-il plus important ?

Il s'agit avant tout d'un film de divertissement et le message du film, ou plus exactement sa thématique, n'a que peu d'importance. Si l'on cherche à extraire une morale, le message semble être la nécessité de prendre du recul et de mettre en perspective les petits tracas de la vie quotidienne. En effet, quand le monde s'écroule autour de soi, l'humain peut finalement percevoir ce qui compte le plus, en particulier les personnes qui lui sont chères. C'est ainsi que la famille Platt, mais également d'autres personnages (à l'instar du voyou qui pourchasse le petit Brian), se recentrent sur ce qui est le plus important. C'est un message assez convenu pour les films catastrophes qui montrent qu'il y a parfois plus important que les épreuves du quotidien. 

Au delà de ce message, le film marque quelques bons points par ses choix artistiques. Le film fait le choix d'un design renouvelé des dinosaures, au plus près des recherches actuelles. Si Jurassic Park avait fait avec les connaissances de l'époque, la compréhension des dinosaures en termes de muscles et de duvet/plumes s'est affinée. Dans cette volonté, le film est en fait plus proche du film Jurassic Park de 1993 que les derniers Jurassic World. La dimension horrifique était d'ailleurs assez présente à l'origine de la saga. Dans son style et dans sa volonté de vulgariser, ce film peut donc se présenter comme un digne successeur de Jurassic Park. Toutefois, La fin d'Oak Street ne peut prétendre aller chercher les réflexions et thématiques de la saga de Spielberg, qui, elle de son côté, embrasse pleinement le genre de la science-fiction. Ainsi, La fin d'Oak Street se contente d'être un bon film de divertissement comme le montre la petite paresse sur la question du voyage dans le temps et des paradoxes que cela entraîne.


En définitive, La fin d'Oak Street est un bon film de divertissement qui ose renouveler la vision commune sur les dinosaures. Si les thématiques sont très convenues, la réalisation et la bande musicale en font un film pour le moins agréable. 



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